I. LA RÉVÉLATION POSITION CATHOLIQUE
POSITION EVANGÉLIQUE
1. L'inspiration divine de l'Ecriture Sainte qui est la Parole de Dieu.
(Catéchisme de l'Eglise Catholique -CEC-1992 § 107) "...il faut déclarer que les livres de l'Ecriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée pour notre salut dans les Lettres sacrées."
1. L'Ecriture Sainte est la seule règle, suffisante, certaine et infaillible pour la connaissance du salut, la foi, et l'obéissance.(2Ti 3:15-17 Is 8:20 Lu 16:29,31 Eph 2:20)
"Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice," (2 Ti 3:16)
2. C'est l'Eglise Catholique qui est la seule capable d'interpréter l'Ecriture.
(C.E.C. § 119) "...Car tout ce qui concerne la manière d'interpréter l'Ecriture est finalement soumise au jugement de l'Eglise, qui exerce le ministère et le mandat divinement reçus de garder la parole de Dieu et de l'interpréter" : "Je ne croirais pas à l'Evangile, si l'autorité de l'Eglise Catholique ne m'y poussait. (St Augustin)"
2. C'est l'Esprit de Dieu qui nous conduit dans toute la vérité.
"Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ;...(Jn 16:13)"
"Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! (Gal 1:8)"
3. L'Eglise Catholique reconnaît à côté des Ecritures, une autre forme de révélation : la Tradition.
"On appelle "Tradition", la transmission infaillible, par l'Eglise, de certaines vérités révélées qui ne sont pas contenues dans l'Ecriture Sainte, mais qui furent prêchées de vive voix par les Apôtres" (Catéchisme de tous les diocèses de Belgique p.16)
"Cette transmission vivante, accomplie dans l'Esprit Saint, est appelée la Tradition en tant que distincte de la Sainte Ecriture, quoique étroitement liée à elle..." (C.E.C. § 78)
"...Elle porte la Parole de Dieu, confiée par le Christ Seigneur et par l'Esprit Saint aux apôtres, et la transmet intégralement à leurs successeurs, pour que, illuminés par l'Esprit de vérité, en la prêchant, ils la gardent, l'exposent et la répandent avec fidélité." (C.E.C. § 81)
De la Tradition, l'Eglise tire des points de certitude pour sa foi. (C.E.C. § 82) "Il en résulte que l'Eglise...ne tire pas de la seule Ecriture Sainte sa certitude sur tous les points de la Révélation. C'est pourquoi l'une et l'autre doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d'amour et de respect."
Il semble que la distinction tente à disparaître (C.E.C. § 80) "Elles sont reliées et communiquent étroitement entre elles. Car toutes deux jaillissent d'une source divine identique, ne forment pour ainsi dire qu'un tout et tendent à une même fin.", même si on ne place pas le Magistère au-dessus de la Parole (voir C.E.C. § 86)
rem : Le Magistère aurait reçu seul la tâche d'interpréter la Parole de Dieu.(voir C.E.C. § 889)
3. Il n'y a qu'une seule source de Révélation divine : La Parole de Dieu. Malheur à celui qui en rajoute. "Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; (Ap 22:18)"
Sur la Tradition : Jésus reproche fermement aux pharisiens d'avoir recours à leurs traditions pour annuler ainsi la Parole de Dieu et son autorité.
"Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition... annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables. (Marc 7:9,13)"
"Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition." (Mat 15:6)
Rem Chrysostome (Père de l'Eglise de 345 à 407) "Les choses qu'on invente sous le nom de Tradition apostolique, sans autorité de l'Ecriture, sont frappées du glaive de Dieu."
"Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises ; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ." (2 Ti 3:14-15)
Il semble bien que la distinction en Tradition et Ecriture diminue dans le concept catholique après Vatican II, semant ainsi une confusion plus grande qu'auparavant dans les esprits. Les Ecritures ne deviennent qu'un maillon de la Tradition.
Bible à la main, nous réfutons cette ruse. "Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. (Col 2:8)" et "Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; (Héb 13:9)"
II. L'ÉGLISE POSITION CATHOLIQUE
POSITION EVANGÉLIQUE
Le mot "Eglise" signifie "convocation". Il désigne l'assemblée de ceux que la Parole de Dieu convoque pour former le peuple de Dieu...(C.E.C. § 777)
Dans son essence, l'Eglise est la communauté de tous les croyants de la Nouvelle Alliance que le lien de la foi et l'action régénératrice du Saint-Esprit unissent d'une façon vitale à Jésus-Christ. (Dictionnaire Biblique Emmaüs 1992)
1. Sacerdoce Universel
Le Concile de Trente condamnait, en 1563, comme fausse la thèse de Martin Luther. Le Concile Vatican II, plus nuancé, affirme toujours que le sacerdoce est confié à une élite.(C.E.C. § 1548-1551) Ce ministère n'est transmissible qu'au travers du sacrement de l'Ordre. "Aujourd'hui le mot ordinatio est réservé à l'acte sacramentel qui intègre dans l'ordre des évêques, des presbytres (des prêtres) et des diacres,..., elle confère un don du Saint-Esprit permettant d'exercer un "pouvoir sacré".." (C.E.C. § 1538)
1. Sacerdoce Universel
C'est Martin Luther qui parle en 1520, pour la première fois du "sacerdoce universel des croyants". Cette doctrine se fonde sur des textes du N.T. qui affirment que tous les croyants sont prêtres (ou sacrificateurs) "et Christ a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen !" (Ap.1:6)
2. Sa Structure
L'Eglise est catholique. Le mot catholique signifie "universel" dans le sens de "selon la totalité" ou "selon l'intégralité". (C.E.C. § 830)
2. Sa Structure
La seule Église qui existe est celle fondée par Jésus-Christ et qui rassemble tous ceux qui ont été rachetés par le sang de l'Agneau et qui forment le peuple de Dieu. Cette Église ne peut être confondue avec une dénomination.
3. Son organisation
"Le ministère ecclésiastique, institué par Dieu, est exercé dans la diversité des ordres par ceux que déjà depuis l'antiquité on appelle évêques, prêtres, diacres." (C.E.C. § 1554)
3. Son organisation
Le N.T. abolit toute distinction entre prêtres et laïcs. Chacun est appelé à exercer un ministère (service) dans le Corps de Christ. Christ donne une certaine forme à ces ministères, puisqu'il "a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs," (Ep.4:11) . On retrouve d'autres services mentionnés dans le N.T.
Primauté du Pape
"Cette charge pastorale de Pierre et des autres apôtres, appartient aux fondements de l'Eglise. Elle est continuée par les évêques sous la primauté du Pape." (C.E.C. § 881)
"En effet, le Pontife romain a sur l'Eglise, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l'Eglise, un pouvoir plénier, suprême et universel qu'il peut toujours librement exercer." (C.E.C. § 882)
Tout réside dans l'interprétation du verset de Matth 16:18, pour déterminer si oui ou non Pierre fut installé dans la fonction de Pape.
Il y a trois interprétations possibles. Sur 77 Pères de l'Eglise qui parlent de ce texte, 17 pensent que le roc dont parle Jésus est Pierre, 16 pensent que c'était Jésus lui-même, et 46 pensent que c'était la foi de Pierre qui confessait le Christ. On le voit : l'unanimité ne se fait pas autour de ce passage.
Primauté du Pape
Le terme Pontife romain est tiré du paganisme puisqu'il désignait le grand prêtre païen de Rome.
"Et moi, je te dis que tu es Pierre (pétros), et que sur cette pierre (pétra - gros rocher) je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle." (Matt 16:18)
De plus il est aussi dit : "Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; (1 Pi 2:4)", confirmant que nous sommes tous des pierres vivantes et que le seul fondement c'est Christ lui-même : "Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ." (1 Co 3:11)
Ce n'est donc pas une primauté pour Pierre, mais une priorité.
Son infaillibilité
"Il possède, en tant que successeur de Pierre, en sa qualité de chef suprême de l'Eglise, le Magistère suprême infaillible." (Concile de Vatican 1870) (voir aussi C.E.C. § 85)
Comme "le Christ a voulu conférer à son Eglise une participation à sa propre infaillibilité" (C.E.C. § 889), il semble normal donc que : "de cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi, il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les moeurs... L'infaillibilité promise à l'Eglise réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son Magistère suprême en union avec le successeur de Pierre." (C.E.C. § 891)
Son infaillibilité
Il est d'abord impossible de prouver que Pierre a été le premier évêque de Rome (aucune trace de Pierre à Rome dans le N.T. avant 61), et pendant plus de 3 siècles l'évêque de Rome n'aura aucune autorité souveraine (qui ne sera d'ailleurs fixée qu'au XIIème siècle)
A la lumière des Ecritures, ce dogme est inacceptable. "Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m'es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes." (Mat 16:23) Aucun passage ne parle de ce trait.
III. LE SALUT
Le salut est le fait de recevoir la grâce divine qui sauve l'homme en effaçant ses fautes et la condamnation qui en est la conséquence. Tous (catholiques et protestants) sont d'accord pour reconnaître que la grâce rédemptrice de Dieu dépend de l'?uvre de Jésus-Christ.
POSITION CATHOLIQUE
POSITION EVANGÉLIQUE
1. Comment recevoir le salut ?
Pour l'Eglise catholique, seuls les sacrements donnés par leur église confèrent ce salut.
"Les sacrements agissent ex opere operato (littéralement : "par le fait même que l'action est accomplie"), c'est-à-dire en vertu de l'oeuvre salvitique du Christ, accomplie une fois pour toutes. Il s'ensuit que "le sacrement n'est pas réalisé par la justice de l'homme qui le donne ou le reçoit, mais par la puissance de Dieu". Dès lors qu'un sacrement est célébré conformément à l'intention de l'Église, la puissance du Christ et de son Esprit agit en lui et par lui, indépendamment de la sainteté personnelle." (C.E.C. § 1128) "Il y a dans l'Église sept sacrements : le Baptême, la Confirmation ou Chrismation, l'Eucharistie, la Pénitence, l'Onction des malades, l'Ordre, le Mariage." (C.E.C. § 1113)
"L'Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut." (C.E.C. § 1129 - voir 1256, 817, 1427) "Dans les sacrements, l'Église participe déjà à la vie éternelle" (C.E.C. § 1130)
1. Comment recevoir le salut ?
La Bible affirme que nous sommes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi : "Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. (Eph 2:8)"
La foi est un acte de confiance personnelle dans les promesses de Dieu " Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ". (Rm 10:17)
"Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas". (Héb 11:1)
"Car c'est en croyant du coeur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut", (Rm 10:10)
Le but principal de la Réforme fut de remettre en évidence le salut de l'homme par la foi. Vérité qui fut violemment combattue par la contre-réforme.
A. LE BAPTEME
1. Le baptême confère la nouvelle naissance
"Naissant avec une nature humaine déchue et entachée par le péché originel, les enfants eux aussi ont besoin de la nouvelle naissance dans le Baptême afin d'être libérés du pouvoir des ténèbres.... les parents priveraient dès lors l'enfant de la grâce inestimable de devenir enfant de Dieu s'ils ne lui conféraient le Baptême peu après la naissance." (C.E.C. § 1250)
A. LE BAPTEME
Jésus ne mentionne que deux rites que nous pourrions appelés sacrements, mais qui nous sont présentés comme des commandements : le baptême "Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné". (Marc 16:16) et la Sainte Cène (la communion ou le Repas du Seigneur), "Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi". (Luc 22:19)
2. Le baptême régénère
"Le Baptême ne purifie pas seulement de tous les péchés, il fait aussi du néophyte "une nouvelle créature"(2 co 5:17), un fils adoptif de Dieu qui est devenu participant de la nature divine (2 Pi 1:4), membre du Christ et cohéritier avec Lui (Rm 8:17), temple du Saint-Esprit." (C.E.C. § 1265)
"Devenir chrétien est une initiation à plusieurs étapes. Il devra toujours comporter quelques éléments essentiels : l'annonce de la Parole, l'accueil de l'Evangile entraînant une conversion, la profession de foi, le Baptême, l'effusion de l'Esprit-Saint, l'accès à la communion eucharistique." (C.E.C. § 1229)
2. La nouvelle naissance
La régénération est l'acte divin qui communique au croyant repentant une vie nouvelle et supérieure, en union personnelle avec Christ. Jean la compare à une nouvelle naissance qui nous fait entrer dans le royaume de Dieu "Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu". (Jn 3:3)
Le Saint-Esprit est l'agent spécial (en oeuvrant avec la Parole) de la nouvelle naissance "je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu". (Jn 3:5), C'est lui qui agit d'une manière personnelle pour produire en l'homme ce changement. L'homme ne peut rien faire dans ce changement intérieur, seul sa repentance et sa foi formeront le terrain où se développera cette action divine. (voir "Aux sources des vérités bibliques" Vida 1981)
3. L'onction du Saint chrême (huile parfumée consacrée par l'évêque). "Elle signifie le don du Saint Esprit au nouveau baptisé. Il est devenu chrétien, c'est-à-dire "oint" de l'Esprit Saint." (C.E.C. § 1241 - voir 1215, 1238 ils naissent de l'Esprit)
En parlant du texte de Jean 3:3-7, Jésus ne mentionne pas spécialement le baptême dans ce passage. L'eau dont il parle peut aussi symboliser l'?uvre de la Parole qui purifie et qui agit dans le processus de la régénération : "puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu." (1 Pi 1:23)
4. Le baptême par aspersion
Après avoir reconnu que le terme baptiser signifie "plonger, immerger"et qu'au début ce fut surtout des adultes qu'on baptisa (voir C.E.C. § 1214, 1247), ils s'en détournent vite pour en faire un baptême d'enfants et par aspersion. (voir § 1250)
4. Le baptême biblique
Selon le terme "immerger" le baptême sera toujours administré par immersion. Seuls ceux qui auront cru pourront passer par les eaux du baptême.
"Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille... Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens". (Ac 16:31-33)
B. LA CONFIRMATION
"La Confirmation parfait la grâce baptismale ; elle est le sacrement qui donne l'Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans la filiation divine, nous incorporer plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien avec l'Eglise..." (C.E.C. § 1316)
"Le rite essentiel de la Confirmation est l'onction avec le saint chrême sur le front du baptisé avec l'imposition des mains du ministre et les paroles "Reçois la marque du don du Saint-Esprit" (C.E.C. § 1320)
B. LE DON DU SAINT-ESPRIT
"Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera." (Ac 2:38-39)
Seul, Dieu par sa puissance peut nous remplir du Saint-Esprit, avec les signes qui accompagnent cette plénitude : le parler en langues, la prophétie, ... "Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer". (Ac 2:4)
C. L'EUCHARISTIE
a) le sacrifice
"Le sacrifice du Christ et le sacrifice de l'Eucharistie sont un unique sacrifice : "C'est une seule et même victime, c'est le même qui offre maintenant par le ministère des prêtres, qui s'est offert Lui-même alors sur la croix. Seule la manière d'offrir diffère" (C.E.C. § 1367)
C. LA SAINTE-CENE
a) le sacrifice
La doctrine du sacrifice de la messe nous parait insoutenable bibliquement. Même s'ils rappellent le sacrifice unique de Jésus, il s'agit bien pour eux d'un sacrifice renouvelé, alors que Jésus s'est offert une fois pour toute. "C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes". (Hébreux 10:10)
b) pour les morts
"Le sacrifice eucharistique est aussi offert pour les fidèles défunts" (C.E.C. § 1371)
c) la transsubstantiation
Dans le très saint sacrement de l'Eucharistie sont "contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent, le Christ tout entier..." (C.E.C. § 1374)
C'est par la conversion du pain et du vin au Corps et au Sang du Christ que le Christ devient présent en ce sacrement" (§ 1375)
"...par la consécration du pain et du vin s'opère le changement de toute la substance du pain en la substance du Corps de Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son Sang ; ce changement, l'Eglise catholique l'a justement et exactement appelée transsubstantiation" (§ 1376)
c) la présence de Christ
Les Evangiles contredisent la transsubstantiation.
1. Comment Jésus aurait-il pu dire cela avant d'avoir offert son corps ?
2. Pourquoi dans les autres images le sens figuré est choisi (la porte, le chemin,...) ?
3. Jésus nous assure qu'il sera présent par le nouveau consolateur et non dans l'eucharistie (Jn 16.7)
4. Paul parle du pain (1 Cor 11:26-28), que nous mangeons lors du repas.
Notons que l'idée de transsubstantiation ne fut proclamée qu'au concile de Latran en 1215.
Pour la Réforme (Calvin), ce repas est d'abord un mémorial, mais il est aussi un moment où Jésus est réellement présent par son Esprit dans le pain et le vin. Ce repas a aussi une valeur communautaire.
D. LA PENITENCE
a) pardon de Dieu et de l'Eglise
"Le péché est avant tout offense à Dieu, rupture de la communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte à la communion avec l'Eglise. C'est pourquoi la conversion apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l'Eglise" (C.E.C. § 1440)
D. LA PENITENCE
Pour les catholiques, l'assurance du salut est impossible. Le salut dépend des sacrements et des oeuvres, en particulier du sacrement de pénitence.
Pour l'assurance du salut : "Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. (1 Jean 5:13)"
b) Qui pardonne ?
"Seul Dieu pardonne les péchés" (C.E.C. § 1441) Mais Christ a "cependant confié l'exercice du pouvoir d'absolution au ministère apostolique (d'après 2 Cor 5.18)" (C.E.C. § 1442). Plus loin, le catéchisme précise ce qu'ils pensent en affirmant cela : "En effet, ce sont les évêques et les presbytres, qui ont, en vertu du sacrement de l'Ordre, le pouvoir de pardonner tous les péchés "au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit" (C.E.C. § 1461)
b) Le pardon
"Mais le pardon se trouve auprès de toi, Afin qu'on te craigne." Ps 130:4
"Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés." Ac 10:43 "Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : ..." (Matt 9:6) "Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ?" (Mc 2:7)
c) faire pénitence (ou modalité de satisfaction)
Certaines fautes ont comme conséquences que les pénitents doivent faire pénitence publique pour leurs péchés (voir C.E.C. § 1447) "Il doit faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés ; il doit "satisfaire" de manière appropriée ou "expier" ses péchés. Cette satisfaction s'appelle aussi "pénitence". (C.E.C. § 1459)
c) la repentance
Les versions catholiques traduisent par "faire pénitence" le mot grec (métanoïa) qui signifie repentance, changement de pensée et de conduite. Il n'est donc pas question d'une ?uvre à faire pour nous disposer à recevoir le salut.
De plus les modalités de satisfactions (la prière, le jeûne et les aumônes) ne sont jamais présentés comme des châtiments.
d) confessionnal
"L'aveu au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement de pénitence "(C.E.C. § 1456) "D'après le commandement de l'Eglise, "tout fidèle parvenu à l'âge de la discrétion doit confesser, au moins une fois par an, les péchés graves dont il a conscience." (C.E.C. § 1457) (Obligation fixée par le Concile de Latran en 1215). "La confession individuelle et intégrale des péchés graves suivie de l'absolution demeure le seul moyen ordinaire pour la réconciliation avec Dieu et avec l'Eglise." (C.E.C. § 1497)
d) la confession
Elle est d'abord faite à Dieu : "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité". (1 Jn 1:9) Ou elle se fait communautairement : "Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace." (Ja 5:16)
Il n'y a pas de trace d'une obligation d'une confession auriculaire.
e) péchés mortels ou péchés véniels
L'Eglise catholique fait une différence entre ces deux types de péchés.
"Le péché véniel constitue un désordre moral réparable par la charité qu'il laisse subsister en nous." (C.E.C. § 1875)
"Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré." (C.E.C. § 1857)
e) le salaire du péché
Il n'y a aucune distinction entre les péchés véniels et les péchés mortels, les Ecritures enseignent clairement que tout péché est mortel : "Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur." (Ro 6:23) " Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous." (Ja 2:10)
SUR LA MORT POSITION CATHOLIQUE
POSITION EVANGÉLIQUE
a) les indulgences (datant du Concile de Trente en 1552)
"L'indulgence est partielle ou plénière, selon qu'elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché. Les indulgences peuvent être appliquées aux vivants ou aux défunts." (C.E.C. § 1471)
a) les indulgences
Même si les Ecritures parlent d'actes de réparation (Joël 2:12-13), la sanctification nous est présentée comme une ?uvre de l'Esprit, "et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché." (1 Jn 1:7) -(voir 1 Cor 1.30)
b) le purgatoire (au Concile de Trente 1552)
Il est important de savoir que ce n'est pas une seconde chance de salut après la mort, seuls les chrétiens y sont admis !
"L'Eglise appelle Purgatoire cette purification finale des élus (nécessaire pour obtenir la sainteté pour entrer au ciel - C.E.C. §1030), qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés..." (§ 1031)
Cette pratique tire son origine dans un texte deutérocanonique de 2 Maccabée 12.46 "Voilà pourquoi il (Judas Maccabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché"
b) le purgatoire
En vérité, les Ecritures s'opposent à toute idée de complément de peine à payer par le croyant après la mort, comme si le sacrifice de Jésus ne suffisait pas pour notre plein salut. "Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis." (Luc 23:43) Le ciel n'a pas d'antichambre !
Ce texte, tiré des Deutérocanoniques, n'est pas une preuve bien solide pour étayer un dogme si important.
E. L'ONCTION DES MALADES
"Le sacrement de l'Onction des malades a pour but de conférer une grâce spéciale au chrétien qui éprouve les difficultés inhérentes à l'état de maladie grave ou à la vieillesse" (C.E.C. § 1527) ou pour celui qui "est en danger de mort" (§ 1528)
Rem Dans Jc 5:14, Jacques y voit un moyen de guérir, les catholiques y voient un moyen de bien mourir.
E. L'ONCTION DES MALADES
"Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient." (Marc 6:13) "Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ;" (Ja 5:14)
Les deux seuls textes mentionnant l'onction d'huile, nous parlent seulement d'une onction en vue de la guérison. Dans le texte de Jacques, l'accent est mis sur la prière de la foi qui sauvera le malade et non sur l'huile.
F. L'ORDRE
"Le sacerdoce ministériel diffère essentiellement du sacerdoce commun des fidèles parce qu'il confère un pouvoir sacré pour le service des fidèles" (C.E.C. § 1592)... "sans l'évêque, les presbytres et les diacres, on ne peut parler d'Eglise" (§ 1593)
F. LES MINISTERES
Tertullien (3ème siècle) s'interroge : "Tous les laïques ne sont-ils pas prêtres ?"
Les ministères reçus de Christ ne confèrent aucune supériorité à ceux qui les possèdent. Ces ministères ne sont jamais présentés comme formant un sacerdoce ou un ordre. "Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux." (Matt23:8-9)
Le cléricalisme n'est pas évangélique.
le célibat(devenu obligatoire au XI ème siècle)
Dans l'Eglise latine, le sacrement de l'Ordre pour le presbytériat n'est conféré normalement qu'à des candidats qui sont prêts à embrasser librement le célibat..." (C.E.C. § 1599)
le Célibat
Plusieurs apôtres étaient mariés (Matth 8.14, 1 Cor 8:5). Il est dit expressément que l'évêque et le diacre peuvent être mariés (1 Tim 3:2 et 12). Et que penser des 50.000 prêtres qui vivent avec une femme à leur côté ?
le mariage : n'est pas un sacrement, mais une institution divine
IV LA GRACE ET LA JUSTIFICATION POSITION CATHOLIQUE
POSITION EVANGÉLIQUE
"..l'homme a besoin du salut de Dieu. Le secours divin lui parvient dans le Christ par la loi qui le dirige et dans la grâce qui le soutient" (C.E.C. § 1949)
La position évangélique a toujours été très fermement ancrée sur les vérités bibliques sur ces deux sujets. La redécouverte de Luther fut le verset mentionnant que "Le juste vivra par la foi." (Ro 1:17)
1. La Justification
"La grâce du Saint-Esprit a le pouvoir de nous justifier, c'est-à-dire de nous laver de nos péchés et de nous communiquer "la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ et par le Baptême." (C.E.C. § 1987)
"La première ?uvre de la grâce de l'Esprit Saint est la conversion qui opère la justification..." (C.E.C. § 1989)
"La justification nous a été méritée par la passion du Christ.... La justification est accordée par le Baptême, le sacrement de la foi." (C.E.C. § 1992)
Le Concile de Trente a menacé d'anathème ceux qui prétendent qu'on peut être justifié par la seule foi fiduciaire.
1. La Justification
"Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ", (Ro 5:1) Aucun verset ne parle d'une autre source pour recevoir la justice de Dieu : La FOI.
"Car nul ne sera justifié devant lui par les ?uvres de la loi," (Ro 3:20). (voir Gal 2:16).
La foi dont il est question dans ce passage est la foi fiduciaire (confiance dans le Christ) et non la foi théologale, c'est-à-dire l'adhésion aux dogmes révélés et aux sacrements (en particulier au baptême).
Ce n'est donc pas le baptême qui justifie, mais l'Esprit de Dieu.
"...mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu." (1 Co 6:11)
2. La Grâce
"Notre justification vient de la grâce de Dieu. La grâce est la faveur, le secours gratuit que Dieu nous donne pour répondre à son appel : devenir enfant de Dieu, fils adoptifs, participants de la divine nature, de la vie éternelle." (C.E.C. § 1996)
"...par le baptême, le chrétien participe à la grâce du Christ" (§ 1997) "Cette grâce sanctifiante ou déifiante, reçue dans le baptême" (§ 1999)
"On distinguera la grâce habituelle, disposition permanente à vivre et à agir selon l'appel divin, et les grâces actuelles qui désignent les interventions divines soit à l'origine de la conversion soit au cours de l'?uvre de la sanctification." (§ 2000)
2. La Grâce
Depuis le Concile de Trente, et pour répondre aux réformateurs, l'Eglise Catholique a divisé la grâce en plusieurs catégories (grâce naturelle et surnaturelle, extérieure et intérieure, actuelle et habituelle, opérante et coopérante, suffisante et efficace...).
Toutefois, nous ne trouvons pas toutes ces distinctions dans les Ecritures.
"Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les ?uvres, afin que personne ne se glorifie." (Eph 2:8-9)
3. Les Mérites
"La grâce de justification peut être augmentée par de bonnes ?uvres" (PTD -Précis de Théologie Dogmatique Mgr Bartman II 129)
"Le terme "mérite" désigne, en général, la rétribution due par une communauté ou une société pour l'action d'un de ses membres éprouvé comme un bienfait ou un méfait, digne de récompense ou de sanction." (C.E.C. § 2006)
Et même si l'Eglise rappelle que le mérite est une oeuvre de la grâce de Dieu (C.E.C. § 2008), et que "personne ne peut mériter la grâce première, à l'origine de la conversion, ... nous pouvons mériter pour nous-même, comme pour autrui les grâces utiles pour notre sanctification, pour la croissance de la grâce et de la charité, comme pour l'obtention de la vie éternelle "(C.E.C. § 2010)
Pour mériter la vie éternelle, l'homme doit donc faire des ?uvres bonnes. Le salut n'est pas vu comme une seule ?uvre complète, mais le "tout est accompli" s'arrête à la conversion.
"La vie éternelle est une récompense qui est fidèlement rendue aux bonnes ?uvres de l'homme et à ses mérites, en vertu de la promesse de grâce qui est en Jésus-Christ. (Exposé de Doctrine Catholique VI et VII Bellarmin)
Le Concile de Trente prend soin de jeter solennellement l'anathème contre ceux qui "prétendent que la justice reçue n'est pas conservée et même augmentée devant Dieu par les bonnes ?uvres."
3. Les Mérites
Si l'homme est sauvé par la foi et la grâce de Dieu, quelle est la place des mérites de l'homme dans cette doctrine ? Si la justification est un acte de l'Esprit de Dieu, comment comprendre la théorie qu'il faudrait à l'homme faire des oeuvres pour l'améliorer, rendant ainsi cette action provisoire et incomplète ?
Malheureusement, les notions bibliques ont perdu de leur vigueur. La conversion, la nouvelle naissance ont perdu du sel et dans cette optique, il n'est pas étonnant que les catholiques n'ont pas d'assurance de leur salut éternel qui fut la joie et stimulait la foi des premiers chrétiens. Ils vont même jusqu'à traiter d'orgueilleux ceux qui la possèdent.
L'idée païenne du salut par l'homme lui-même s'est introduite et a proliféré dans l'Eglise Catholique.
Et les ?uvres ? Dieu en a préparées pour les siens selon (Eph 2:10) "Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes ?uvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions."
La Bible répétera toujours que toute ?uvre humaine est sans valeur rédemptrice.
V LA DEVOTION CATHOLIQUE POSITION CATHOLIQUE
POSITION EVANGÉLIQUE
1. La Vierge Marie
Voici les dogmes
1. Déclarée Mère de Dieu au sens véritable : "Elle est devenue en toute vérité Mère de Dieu par la conception humaine du Fils de Dieu dans son sein". (C.E.C. § 466), "L'Eglise confesse que Marie est vraiment Mère de Dieu (Theotokos)". (C.E.C. § 495) Concile d'Ephèse en 431.
1. La Vierge Marie
Pratiquement, pour les Catholiques, Marie est placée au-dessus de son Fils, même s'ils se défendent de l'adorer au profit d'une vénération. Depuis la venue du pape actuel, on assiste à un regain de la mariologie. L'emblème du pape : "Marie au pied de la croix".
1. Marie est la mère de Jésus-homme, mais nul part, dans l'Ecriture, elle est placée au niveau de Mère de Dieu. Elle-même se soumet à son Fils en disant : "Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu'il vous dira." (Jn 2:5)
2. Marie resta vierge après son enfantement. ("la virginité réelle et perpétuelle de Marie" - C.E.C. § 499, l'Aeiparthenos)
2. La naissance de Jésus est surnaturelle (Luc 1:28-2:14). Mais Marie fut une femme (Gal 4:4) comme les autres. Elle eut d'autres enfants. Jésus est appelé "le premier né", et Joseph "ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils." (Mat 1:25)
3. Marie fut préservée du péché originel. "Au long des siècles l'Eglise a pris conscience que Marie "comblée de grâce" par Dieu avait été rachetée dès sa conception. C'est ce que confesse le dogme de l'Immaculée Conception proclamé en 1854 par le Pape Pie IX"( C.E.C. § 491)
3. Dans son cantique Marie ne fait pas allusion à l'Immaculée conception, au contraire elle parle de Dieu comme de son Sauveur, ce qui serait un non-sens si elle est sans péché.
4. Marie fut exempte durant toute sa vie de tout péché personnel : "Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie ". ( C.E.C. § 493)
4-5. Même les docteurs catholiques admettent que les bases bibliques pour de tels dogmes sont pratiquement inexistantes.
5. Marie "fut élevée corps et âme à la gloire du ciel et exaltée comme la Reine du l'univers" (C.E.C. § 966) (L'Assomption fut proclamée par Pie XII en 1950)
6. Marie "a coopéré au salut des hommes" (C.E.C. § 511 - voir aussi § 969)
6. Le salut ne se trouve qu'en Jésus. Personne ne peut y ajouter quelque chose. "Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. " (Actes 4:12)
7. Le culte de Marie (voir C.E.C. § 971). Aujourd'hui, une grande place est donnée à Marie. Ce qui fait dire : "Nous serons exaucés plus promptement en invoquant le saint nom de Marie qu'en invoquant celui de Jésus-Christ.."
"C'est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'avocate, d'auxiliaire, de secourable, de médiatrice". (C.E.C. § 969) (L'Avé Maria est devenu prière rituelle qu'au XI° siècle)
7. Nous ne trouvons aucune allusion à une médiation de Marie dans le Nouveau Testament. Jésus lui-même a prévu ce culte (Luc 11:27-28), pour le condamner. Il refuse même de répondre un jour à sa mère (Mat 12:46-50)
2. Le Culte des Saints et des Anges
L'Eglise a pris l'habitude de canoniser certains "saints" (voir C.E.C. § 828). Ils sont donnés comme "modèle et intercesseurs". "C'est par leurs mérites que les fidèles obtiennent les bienfaits de Dieu". (C.E.C. § 1173) Ils occupent, en fait, une position intermédiaire entre l'homme et Dieu. Ils ont leurs autels, et on les invoque.
Ils prétendent que les saints peuvent mieux comprendre les hommes et ainsi prier en conséquence.
2. Le culte des Saints et des anges
Mgr Bartman (PTD II 221) reconnaît "qu'on ne peut guère citer d'attestation directe de l'Ecriture concernant le culte des Saints"
Cette vénération est contraire à l'Ecriture qui condamne l'adoration à un ange : "Et je tombai à ses pieds pour l'adorer ; mais il me dit : Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu." (Ap 19:10), ou à un homme (qu'il soit apôtre ..) "Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au-devant de lui, tomba à ses pieds et se prosterna. Mais Pierre le releva, en disant : Lève-toi ; moi aussi, je suis un homme. (Ac 10:25-26)
Il n'y a qu'un seul médiateur (1 Tim 2.5) qui peut comprendre parfaitement ceux qui sont éprouvés (Héb 4:5)
3. Les Reliques
L'Eglise a encouragé la vénération de "parties du corps des saints" ou même des objets leur ayant appartenu. Ces objets auraient des vertus surhumaines : guérison, protection ... (Le Catholicisme.. J. Blocher p. 153)
Ces "formes variées de piété,... telles que la vénération des reliques, les visites aux sanctuaires, les pèlerinages, les processions, le chemin de Croix, les danses religieuses, le rosaire, les médailles, etc..." (C.E.C. § 1674)
3 Les Reliques
Mgr Bartman (PTD II 224) écrit : "L'Ecriture ne peut être alléguée pour démontrer le culte des reliques, car nous ne rencontrons nulle part dans les Ecritures un culte de reliques." il ajoute : "qu'il se soit introduit des abus dans ce culte, il est à peine besoin de le mentionner.
Jésus reproche aux Juifs de vénérer les ossements des prophètes sans obéir à leur enseignement. (Mat 23.29)
4. Les Images
En mentionnant d'abord que "l'injonction divine comportait l'interdiction de toute représentation de Dieu par la main de l'homme" (C.E.C. § 2129), l'Eglise voit déjà des exceptions dans l'AT (serpent d'airain, Arche de l'alliance et chérubins - C.E.C. § 2130), le Concile de Nicée (en 787) a justifié le culte des icônes : celles du Christ, mais aussi celles de la Mère de Dieu, des anges et de tous les saints." (§ 2131 voir aussi de 1159 à 1162)
4. Les Images
Pendant trois siècles, l'église reste résolument opposée aux images de Jésus et de Dieu (voir les catacombes).
Après le IV ° siècle, les païens introduisent des images dans les églises. Le Concile de Constantinople déclare en 754 hérétique et idolâtre le culte des images. Décision qui sera contredite quelques années plus tard.
Que ce soit le serpent d'airain (qui sera d'ailleurs détruit par Ezéchias car il était devenu un objet d'adoration) que ce soit le veau d'or, le deuxième commandement interdit les images (Ce commandement a disparu dans la liste catholique, étrange ?)
5. Les Sacramentaux
On nomme les "sacramentaux" certaines actions cultuelles. Elles produisent leur effet non en vertu d'une ordonnance divine (ex opere operato), mais par un pieux usage (ex opere operantis). "On divise ordinairement les sacramentaux en bénédictions, et en conjuration ou exorcisme." (PTD II 269)
l'eau bénite
"Ils comportent toujours une prière, souvent accompagnée d'un signe déterminé comme l'imposition des mains, le signe de la Croix ou l'aspersion d'eau bénite (qui rappelle le baptême) (C.E.C. § 1668)
("Le signe de la Croix nous fortifie dans les tentations et dans les difficultés - C.E.C. § 2157)
5. Les Sacramentaux
l'eau bénite
L'Evangile n'autorise ni directement, ni indirectement cette pratique superstitieuse.
VI CONCLUSION
Nous n'avons pas pu citer toutes les références où le point de vue catholique est proche de la bible. Le travail aurait été trop long. Nous avons seulement relevé certains points de divergence, non dans un esprit de parti pris, mais dans le souci d'éclairer ceux qui douteraient du bien-fondé de la position évangélique.
Et même si nous avons pu entrevoir un retour à la bible dans certaines de leurs positions, les catholiques ont malheureusement affermi leur position traditionnelle avec plus de vigueur.
A. LECLERCQ NOTES Remarques sur l'Oecuménisme
1. Il semble que la "communion avec les Eglises orthodoxes soit si profonde, qu'il lui manque bien peu pour qu'elle atteigne la plénitude autorisant une célébration commune de l'eucharistie du Seigneur." (C.E.C.§ 838) Pour les protestants, la communion est imparfaite . "Seuls ceux qui naissent aujourd'hui dans des communautés issues de telles ruptures, et qui vivent la foi au Christ, ne peuvent être accusés de péché de division, et l'Eglise catholique les entoure de respect fraternel et de charité (§ 818)". Tout en reconnaissant que la faute a pu être d'un côté comme de l'autre (§ 817), ce qui est déjà un pas, ils ne reçoivent donc pas ceux qui en étant catholiques se convertissent et passent à une autre confession (ils sont en état de péché).
2. Leur vision de l'?cuménisme reste toujours obscure. Ils ne sont toujours pas prêts à entrer dans le Conseil Oecuménique des Eglises. Ils affirment : "C'est par la seule Eglise catholique que peut s'obtenir toute la plénitude des moyens de salut" (§ 816)
BIBLIOGRAPHIE 
"Catéchisme de l'Église Catholique" 1992

"Le Livre de la Foi" Tournai 1987

"Sommaire de Théologie Dogmatique" Canada 1969

"Encyclopédie de la Foi" (Vol 1à4) Paris 1969

"Le Catholicisme à la lumière de l'Ecriture Sainte" J. Blocher 1979

"Le Protestantisme tel que Rome le voit" F. Leenhardt Labor

"Rome face à l'Evangile" A. Antomarchi Le bon Semeur 1969

"Du couvent à l'Evangile" H.J. Hegger 1959

"Mère, je vous accuse" H.J. Hegger Gorinchem

"Quelle est la différence entre catholiques et Protestants" MEB

"La religion Chrétienne" Le Phare 1955

"Le Messager Evangélique" n° 338 Article "Bible et Tradition" de Ch. Piette

"L'Institution Chrétienne" de Calvin (Vol 1 à 4) PBU 1985

"Précis de doctrine chrétienne" J.M. Nicole Nogent 1983
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